6 Septembre 1914  Extrait : Les diverses unités du régiment prennent leurs positions de combat dès 5 heures du matin. Le 1er bataillon occupe la tuilerie de PARGNY, les carrières à l’ouest de MAURUPT LE MONTOIS et les lisières du bois face au nord qui s’étendent à l’ouest de MONTOY. Violent canonnade de l’ennemi mais sans résultat.

Le bataillon reçoit l’ordre de rentrer à la tuilerie vers les 19 heures. Au 2ème bataillon, qui occupait ses emplacements de la veille au soir, ; les 5 et 6ème Cie soutiennent toute la journée de violentes attaques sans faiblir. Elles disposaient  de la 2ème section de mitrailleuses (Lt PLINVAL ?) et ne perdirent que peu de monde. Le 3ème bataillon reçoit dès le matin l’ordre de relever les avants postes du corps colonial à BIGNICOURT SUR SAULX et à LE BUISSON. La 11ème Cie se rend à LE BUISSON (François Louchart participera à ce combat au sein de la 11ème Cie). La 12ème Cie à BIGNICOURT SUR SAULX. La 9ème Cie est placée en réserve à la FERME DU SORTON et la 10ème Cie reste à ETREPY.

Vers 9 heures, une forte attaque allemande a lieu et l’ennemi s’empare des villages de BIGNICOURT et du BUISSON obligeant ainsi le bataillon à se retirer. L’après midi 2 attaques sont tentées, l’une à ETREPY par la 10ème Cie, l’autre à BIGNICOURT par la 12ème Cie les deux sans succès.

Durant la nuit, le bataillon se rassemble au moulin de MAURUPT. Le colonel TOULORGE, commandant le 72ème RI est promu Général de Brigade à titre temporaire et prend le commandement de la 5ème brigade. Le commandant BAUMEL (3ème bataillon) prend le commandement provisoire du régiment.

Les combats de Bignicourt sur Saulx

Le village de Bignicourt sur Saulx est occupé par les hommes de la 10ème Cie du 72ème RI, ce sont eux qui tomberont les premiers. Les allemands ayant réussi à forcer le passage du canal à l'ouest du pont de la route de Bignicourt Jussecourt, le village, très étendu pour sa petite garnison, est alors attaqué de flanc. La 10ème Cie réussit à se dégager, et à prendre en arrière une position de repli, d'où elle peut appuyer par ses feux la défense du village d'Etrepy et ensuite protéger le repli de la 11ème Cie venant du village de Le Buisson.

Depuis cette position, où elle se relie à sa gauche à la 9ème Cie qui est à la ferme des Braux, la 10ème Cie sera soutenue par le feu du groupe d'artillerie du 17ème en batterie à l'est des tuileries de Maurupt.

Dans l'après midi du 6 septembre, la 10ème Cie tente un mouvement vers Bignicourt pour reprendre le village mais elle échoue.

Soldats de la 10ème Cie 72ème RI tombés à Bignicourt sur Saulx

le 6 septembre 1914

BsS_Cathelain_alfred_m_       BsS_Chatelain_quentin_m_       BsS_Darras_henri       BsS_Davion_cl_ment_m_

      BsS_Durez_henri_m_      BsS_Dupray_michel_m_      BsS_Joly_Joseph_m_

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Le 6 septembre 1914, le soldat Marcel Dagonneau du 72ème RI revenait d'une reconnaissance avec une patrouille de 3 hommes. Ils étaient près de traverser le canal de la Marne (La Saux) pour rallier leur section lorsqu'une patrouille allemande de 8 soldats s'avance pour leur barrer le passage et font feu. Les compagnons de Dagonneau tombents mort. Resté seul contre huit, il tua l'officier allemand puis deux autres soldats, un troisième tombe dans le canal, les autres s'enfuient (...). le soldat Marcel Dagonneau fut cité à l'ordre du jour et reçut la médaille militaire.

Extrait de "La France héroique et ses alliés" p.94 édition Larousse.

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