Début octobre 1914, le Lt Pierre Quentin Bauchart du 272ème RI écrit le 3 octobre 1914 au Bois d'Auzy: " J'habite une superbe tranchée où je couche très à l'aise, un bon mètre sous terre. les nuits sont froides mais je n'en souffre pas tant. Le pire est le manque absolu de toute nourriture ou boissons chaudes, la cuisine étant faites à trois kms de là, pour ne pas indiquer notre présence par la fumée des feux. On s'habitue à tout ".

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Le 5 octobre 1914: " Ici, immobilité absolue. Il y a huit jours, une attaque ennemie a été repoussée avec de grosses pertes pour eux 400 cadavres empestent encore, non loin du bois où j'étais. Depuis, ils se contentent de tirer chaque jour assez de coups de canon et de fusil pour montrer qu'ils sont là."