11 novembre 2009
Un certain 11 novembre 1918

>>> Le 11 novembre 1918 vu par les 72e et 272e RI <<<
27 octobre 2009
Soldat François Follorou 72ème RI
François Follorou est né en aout 1877 dans le Finistère. Dans le civil, il exerce la profession d'agriculteur, très évolué et plutôt en pointe pour son époque. Il est père de deux enfants agés tous deux de 4 et 1 an en 1915. Apte au service militaire, François Follorou entre tardivement à l'age de 37 ans dans les rangs du 72e RI. Il participe à toute la campagne de Belgique et les combats dans la Marne.

(merci à Mr Yvon Follorou pour les informations)
En juillet 1915, le 72e RI se bat en fôret d'Argonne dans le ravin des Courtes Chausses. Le 13 juillet de la même année, une vaste offensive allemande se déclenche dans ce même secteur et surprend l'ensemble des premières lignes par l'ampleur de l'attaque. François Follorou sera retrouvé mort sur le champ de bataille le 13 juillet 1915.
Pour son épouse c'est une vie brisée, ne pouvant assumer seule la tache du travail, elle décède dans une grande solitude et une profonde détresse. Plus tard le fils de François Follorou s'engagera dans la marine, mais bien que de nature gaie et dynamique, il ne se remettra jamais de la mort de son père et de ce douloureux destin.
29 septembre 2009
Soldat Joseph Kermabon (72ème RI) de Quéven
Un article extrait de "Le Nouvelliste du Morbihan" du 31 mars 1915 qui relate le décés du soldat Joseph Kermabon de Quéven.

(merci à JY Rio pour ce document)
Joseph Kermabon est blessé le 25 février 1915 lors des combats au Bois jaune Brûlé. Le 72ème RI soutenait ce jour là une attaque en coopération avec le 87e RI.
Evacué, Joseph Kermabon décéde le 16 mars 1915 à l'hopital temporaire n°18 de Chalon sur Marne suite aux blessures qu'il a reçu lors des combats dans le secteur de la ferme de Beauséjour près de Mesnils les Hurlus.
Le 72ème RI dans les combats à Mesnils les Hurlus
15 septembre 2009
Lieutenant Edmond Pinel. 72ème RI.
Edmond Pinel est né le 16 février 1890 dans le Calvados. En 1910, à l'âge de 20 ans il entre à St Cyr est en sort deux ans plus tard dans la promotion Fez. En août 1914, il est affecté au 72e RI d'Amiens avec le grade de lieutenant de compagnie. Edmond Pinel participe à la campagne de Belgique puis les combats à Maurupt dans la Marne. Le 15 septembre 1914, le 72e RI se bat à la lisière de la forêt d'Argonne dans le village de Servon Melzicourt. Grièvement blessé le même jour, il décède de ses blessures à l'ambulance médicale de Ste Ménéhould. Agé de 24 ans, Edmond Pinel laisse une veuve et deux enfants. Il reçut la citation à l'ordre du régiment en date du 30 septembre 1914: " Officier de grande valeur, le 15 septembre 1914 a été blessé devant Servon. Le 6 septembre 1914, au sud de Le Buisson, a très bien commandé sa section qui a perdu le tiers de son effectif. Du 6 au 15 septembre, a très bien conduit sa compagnie au milieu de situations difficiles."

(Merci à Jacques Fouré Larivière)

Le 72e RI dans les combats à Servon. 15 septembre 1914.
01 septembre 2009
Soldat Pierre Marie LE DIGUERHER. 272ème RI.
Pierre Marie LE DIGUERHER est né le 11/10/1895 à Plestin-les-Grèves (22). Il est issu d'une famille d'agriculteurs bretons et travaillait vraisemblablement à la ferme de ses parents. Il est le deuxième enfant d'une famille de 6
Pierre Marie n'a pas eu d'enfants, engagé très jeune, il est mort quelques jours après ses 20 ans. Soldat à la 17e Cie du 272è RI, il décède le 21/10/1915 à Tahure (Marne) Son nom figure sur un des ossuaires de Tahure-Sommepie-Tué à l'ennemi.
Matricule au corps n°7566, Matricule au recrutement n°633 (Guingamp)
Quelques semaines avant sa mort il avait confectionné une bague (avec du métal trouvé sur place) destinée à sa mère.

Les combats à Tahure en octobre 1915
29 juillet 2009
Lt Mollard 272e RI. Disparu à la côte 304.
En juillet 1917, le 272e RI se bat à la côte 304 près du village de Esnes. Le 10 juillet, lors d'un bombardement, le Lt Mollard commandant la 17e Cie est enseveli avec ces camarades de la 17e Cie dans une sape sans issue...
Enquête sur la disparition des hommes de la 17e Cie

24 juillet 2009
Soldat Louis Boucher prêtre brancardier 72e RI.

Les opérations du 72e RI au Chemin des Dames en juin 1917
16 mars 2009
Charles Dufraisse. Professeur. Chimiste. Soldat au 72e RI
Charles Dufraisse, est né à Excideuil le 10 août 1885, il accomplit ses études à l'École supérieure de Pharmacie de Paris. Il devient ensuite interne des Hôpitaux de Paris tout en poursuivant des études de physique à la Sorbonne. En 1911, il devient préparateur dans le laboratoire de Charles Moureu, professeur de Pharmacie chimique à l'École supérieure de Pharmacie de Paris, puis il suit Charles Moureu au Collège de France.
(photo droit DR)
En 1914, Charles Dufraisse s'engage comme simple soldat volontaire au 72e RI d'Amiens mais il est rappellé en 1915 au laboratoire de la défense nationale avec Charles Moureu. Ils découvrent ensemble l'autoxydation et les antioxygènes. En 1927, Charles Dufraisse succède à Albin Haller comme professeur de Chimie organique à l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, poste qu'il conservera jusqu'en 1956. Il est nommé à la chaire de Chimie organique du Collège de France en 1942. Charles Dufraisse a également été président d'honneur de la Société chimique de France et président de l'Institut français du caoutchouc.
Il est élu à l' Académie des Sciences dans la section de chimie en 1948 et est nommé Commandeur de la Légion d'honneur en 1956 et à reçu la Croix du combattant volontaire. Charles Dufraisse décède le 5 août 1969.
08 mars 2009
Antoine Jules Bianconi écrivain. 72ème RI.
Antoine Jules Bianconi est né le 23/07/1882 à Digne (04) Elève du Lycée de Lyon, il fut l'élève d'Edouard Herriot. Elève du l'Ecole Normale Supérieure, sortie premier de sa promotion. Professeur de Philosophie du Lycée d'Amiens, Agrégé en 1906 thèse en préparation " l'organisation mentale de certaines sociétés de l'Afrique Occidentale.
Collabore: à l'Année sociologique à la Revue du Mois, dans la Méthode Positive dans l'Enseignement " Les Méthodes Positives dans l'Enseignement"
Il incorpore le 72e RI avec le matricule 11523/... - classe 1902 au recrutement de Digne - S/Lieutenant. Le 05/03/1915 Antoine Jules Bianconi est tué à Mesnil les Hurlus (51).
Récit des combats du 5 mars 1915 >>>> ICI.
Inscrit sur le Livre d'Or, sur les Monuments Commémoratif de la Cité Scolaire ancien Lycée des Garçons d'Amiens et du Lycée Ampère de Lyon, sur le Monument aux Morts de Ghisoni (2B), son nom est inscrit sur les murs du Panthéon.
Bio: l'Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre
inhumé tombe 1645 Carré 3E dans la N.N de La Crouée à Souain Perthes les Hurlus (51) des Corses Morts pour la France.
Complèment d'informations: Antoine Jules Bianconi (1882-1915) couronnerait, après Henri IV, fit ses études à l’Ecole Normale Supérieure en devenant en 1906 lauréat du concours d’agréation, dans la section philosophie. Il devint élève et collaborateur du grand sociologue Emile Durkheim (1858-1917) et entama trois travaux qui eussent été considérables, s’il avait pu les achever. Le premier était l’étude des formes que revêt la raison humaine et pour cela il avait pris l’exemple concret des peuples Bantous. Avec Durkheim il acheva en 1913 une première étude consacrée à l’organisation des Bantous. Son deuxième sujet d’étude était l’Idée de la grâce chez saint Augustin. Et le troisième serait une bibliographie complète d’ethnographie des colonies françaises en Afrique en collaboration avec le neveu de Durkheim, Marcel Mauss (1872-1950), qui au contraire de Bianconi vivrait assez longtemps pour être considéré comme ‘le père de l’ethnologie française’. En plus Bianconi avait écrit son propre cours de philosophie, à l’usage de ses élèves de l’enseignement secondaire et il l’avait utilisé pour ses leçons au lycée d’Amiens.
(Source des informations Jacques Fouré Larivière. Anthologie des écrivains MPLF en 14 18)
06 mars 2009
Paul Thénard Dumousseau soldat au 72e RI et Violoniste
Destin d'une carrière de musicien brisée par la guerre
Paul Thénard Dumousseau est né à Paris le 8 juin 1892, très porté par la musique il entre au conservatoire et obtient en 1907 la première médaille. Son Maitre dira de lui "Ce petit a tout ce qu'il faut pour faire un artiste". Sa carrière de musicien qui devait s'orienter vers la classe de violon fut de courte durée, en août 1914 Paul Thénard Dumousseau incorpore le 72e RI et part au front avec son régiment. Il fait toute la campagne de Belgique puis la retraite vers la Marne où le 72e RI se bat sur le front de Pargny sur Saulx, Etrepy et Maurupt. Le 10 septembre 1914, une section du 72e RI dans lequel était Paul Thénard Dumousseau fut attaquée par un détachement allemand usant d'un stratagène souvent employé: une infiltration dans les lignes en interpellant les soldats dans la langue française. La ruse fut éventée et les allemands dirigèrent alors le feu sur la section du 72e RI. Thénard Dumousseau fut tué d'une balle en plein front. Un de ces officiers écrira de lui: "C'était un de mes meilleurs hommes, un des plus intrépides au combat. Dans les moments difficiles il était toujours au premier rang".










