10 mars 2009
Combats en forêt d'Argonne 13 juillet 1915
"Argonnen 13 juillet 1915"
Le soldat Pierre Maillard né le 29 décembre 1893 à Amiens et Lieutenant au 72ème RI a reçu une citation suite à sa blessure mortelle du 13 juillet 1915 à Bois Bolante: Citation à l'ordre de la IIIème Armée
" Pierre Maillard, Lieutenant au 72ème RI commandant la 9ème Cie, blessé mortellement le 13 juillet 1915 en chargeant à la baïonnette à la tête de sa compagnie, sous un feu très violent. Oubliant sa souffrance, n'a cessé d'encourager ses hommes et à demandé, avant de perdre connaissance, si la tranchée allemande était prise ".
MAILLARD Pierre Philippe Marie Jules Eugène né le 29/12/1893 à Amiens (80) Elève de l'Ecole St Vincent de Montdidier Elève du Petit Séminaire de St Riquier Elève de la Providence bachelier es/sciences Elève du Lycée Ste Geneviève (1912-1913) St Cyrien - Promotion Croix du Drapeau 1913 matricule 786/1179 - classe 1913 recrutement Amiens - Lieutenant 72éme R.I tué à l'ennemi le 14/07/1915 au Bois Bolante aux Islettes (55) Croix de Guerre - Légion d'Honneur 2 Citations O.A
Son nom est inscrit sur une plaque de marbre située dans l'église St Martin de la ville d'Amiens dans la Somme.
Les Islettes en forêt d'Argonne
07 février 2008
Argonne 1er juillet 1915
Une photo allemande localisée en Argonne le 1 juillet 1915. A cette date le 72e RI se situe également en forêt d'Argonne près de La Chalade. Sur la photo on distingue nettement les petits crapouillots, fabrication artisanale de mortiers de tranchées utilisés dans les deux camps.
19 janvier 2008
Prisonniers Français. Argonne 30.6.1915
Une très rare carte postale allemande dont la légende indique qu'il s'agit de prisonniers Français en forêt d'Argonne, secteur Bagatelle. La légende indique la date du 30.6.1915, à cette période le 72e RI se trouve en première ligne au ravin des Courtes Chausses, plus au sud du secteur de Bagatelle.
01 mai 2007
Le 272e RI en Argonne. Mai 1915.
En mai 1915, le 272e RI est toujours stationné en forêt d'Argonne secteur Bagatelle, le 1er mai 1915 les allemands lancent une offensive dans ce secteur face aux 150e 161e et 272e RI. Lire l'article >>>.
26 septembre 2006
Ils sont tués à l'ennemi au Bois de la Gruerie (sept 1914).
Soldat LEMAIRE Alcide. Né le 26/07/1882 à Dury les Amiens (80) Matricule 013697/1128 - Classe 1902 Recrutement Amiens - 2éme classe 72ème R.I tué à l'ennemi le 22/09/1914 au Bois de la Gruerie (51)
Soldat TELLIER Fernand. Né le 08/07/1882 à Dury les Amiens (80) Matricule 013932/1393 - Classe 1906 Recrutement Amiens - 2ème classe 272ème RI tué à l'ennemi le 20/09/1914 au Bois de la Gruerie (51)
Soldat LEROY Serge. Né le 22/07/1894 à Flaucourt (80) - soldat au 272ème RI tué à l'ennemi le 24/09/1914 au Bois de la Gruerie (51)
Soldat JOUY Maurice. Né le 22/09/1883 à Albert (80) Matricule 013356/134 - classe 1903 recrutement Amiens - 2ème classe 72ème RI tué à l'ennemi le 24/09/1914 au Bois de la Gruerie (51).
Soldat CHOQUET Charles. Né le 26/04/1883 à Amiens (80). Classe 1903 soldat au 72ème RI tué à l'ennemi le 24/09/1914 au Bois de la Gruerie (51).
Soldat DOMON Amédée. Né le 04/09/1893 à Fransart (80). Matricule 7502/23 - Classe 1913 soldat au 72ème RI disparu au Bois de la Gruerie le 24/09/1914.
25 avril 2005
Les combats au Bois de la Gruerie en Argonne
De septembre 1914à janvier 1915, le 72ème RI tient dans la forêt d'Argonne les positions du Bois de la Gruerie que l'armée du Konprinz impérial attaque sans trêve. En face de lui, des troupes aguerries, pourvues de moyens matériels puissants; de notre côté, peu ou pas d'engins de tranchées, peu de mitrailleuses, une artillerie obligée à l'économie de munitions; comme théâtre de combat, une forêt accidentée, touffue, dont le sol argileux se détrempe à la moindre pluie.C'est dans ces conditions que le 72ème RI fait l'apprentissage de la guerre de tranchées, car, pour se défendre, il faut organiser et manier l'outil autant que les armes. C'est une lutte incessante de mines, de grenades, de crapouillots, lutte acharnée, harassante mais néanmoins glorieuse. Il faut cependant en retenir que malgré des efforts incessants pour atteindre la route de Vienne Le Chateau et le Four de Paris, les forces allemandes ne passeront pas.
Le 30 septembre et le 1er octobre, puis du 18 au 29 octobre 1915, le 2ème bataillon repousse toutes les attaques ennemies dans le secteur du Four de Paris.
Du 2 au 11 octobre1915, le 1er bataillon en avant de Saint Hubert, malgré un long et terrible bombardement, tient tête à de nombreuses attaques sans céder un pouce de terrain.
le 3 novembre 1915, la 6ème Cie coopère brillament avec les troupes coloniales à la reprise des tranchées entre Saint Hubert et Le Four de Paris.
Les attaques allemandes entre le 24 et le 29 novembre 1915 dans le secteur de La Fontaine aux Charmes échouent complètement devant le 72ème RI qui reste maître de ses positions.
Le 15 janvier 1915, le 72ème RI est mis au repos et le général en chef adresse aux troupes de l'Argonne ses vives félicitations pour leur brillante conduite.
Après le rétablissement de sa blessure à la main gauche dans les combats de Maurupt le 8 septembre 1914, François Louchart rejoint le 72ème RI en Argonne le 27 novembre 1914. Il participera aux derniers combats de son régiment jusqu'en janvier 1915.
Carte des positions tenues par le 72ème RI période septembre-décembre 1914
Extraits des mémoires de Casimir Combes 72ème RI:
Du 2 octobre jusqu'au 11, "le 1er bataillon commandé par le capitaine Martel, dans ses positions du bois de la Gruerie en avant de St Hubert subit un bombardement terrible et de nombreuses attaques d'infanterie sans céder de terrain."
Le mauvais temps de l'automne accompagne les longues stations dans les tranchées, dans l'anxiété d'attaques localisées, dans le bruit parfois continu des tirs. La vermine s'attache à la peau quand il est impossible des semaines durant de se laver le corps. L'intendance n'avait pas prévu la prolongation des combats jusqu'aux périodes froides, aussi l'équipement des soldats est très insuffisant. Avant que cette erreur soit corrigée, les soldats souffriront beaucoup de l'humidité et du froid précoce.
"Le 3 novembre, la 6e compagnie envoyée en soutien d'un bataillon d'infanterie coloniale entre St Hubert et Le Four-de-Paris coopère brillamment à la reprise de tranchées momentanément perdues et de 2 mitrailleuses.
Du 24 au 29 novembre dans le secteur de La Fontaine aux Charmes, les Allemands attaquent avec acharnement. Le 72e garde ses positions, ne perdant que quelques éléments de sa première ligne, en grande partie bouleversée par les mines.
Le 30 décembre, au nord de Vienne-le-château les Allemands attaquent.
Le régiment placé à droite du 72e perd pied. Le 3e bataillon du 72e (bataillon de droite) menacé d'être contourné, recule.
Le lendemain, et jusqu'au 2 janvier, l'action très vive se poursuit."
Henri est cité à l'ordre du Corps d'armée le 12 janvier 1915 avec le texte suivant : «a fait preuve de beaucoup de courage et d'entrain en allant placer des réseaux de fils de fer sous le feu des Allemands.» Notons que le fil de fer Français à cette époque n'était pas encore "barbelé" et qu'il manquait d'efficacité pour arrêter les attaques ennemies.
Le 14 et 15 Janvier le 72e quitte l'Argonne pour être mis en grand repos".
Forêt d'Argonne 1914-1915 photos et cartes postales.
Rapport du Lt-colonel Mignon Commandant le 72e R.I.
De septembre 1914 à janvier 1915 le 72e R.I a tenu, dans la forêt d'ARGONNE les positions du Bois de la GRUERIE qu'attaquait sans trêve l'armée du Kronprinz Impérial. En face de lui des troupes aguerries, pourvues de moyens matériels puissants; de notre côté presque pas d'engins de tranchée, peu de mitrailleuses, une artillerie obligée à l'économie des munitions et comme théâtre du combat une forêt, accidentée, touffue, dont le sol argileux se détrempait à la moindre pluie. Tel a été pour le 72e le rude apprentissage de la guerre de tranchée. Les pertes de combat comme les pertes par maladie furent effroyables. Mais lorsqu'en janvier 1915 le 72e fut mis au grand repos, le général en Chef le félicita. Les Allemands, dans l'Argonne, n'avaient pas passé.
Lettre de Marc Bloch, sous-officier au régiment de réserve du 72e (le 272e) à Etienne Bloch
"La caractéristique de l'Argonne a été la proximité des deux lignes de tranchées opposées. En même temps les difficultés de vues (sous bois) et par suite la lutte pour les observatoires. Au début des deux côtés, je crois, mais surtout, malheureusement du nôtre, on attachait trop d'importance à ne pas perdre un pouce de terrain, à reconquérir quelques mètres perdus; on mettait beaucoup trop de monde en première ligne. On a comme cela fait tuer énormément de monde, très bêtement. Guerre d'engins de tranchées (obusiers), de grenades, de mines. Au début pas de boyaux de communication suffisants, pas d'abris. Beaucoup d'hommes tués seulement en se déplaçant (corvées de soupes, liaisons, etc.). Cela a changé peu à peu en 15. Les combats de la Gruerie, en 14, insignifiants par leur portée stratégique ont été parmi les plus sanglants de la guerre. Le général commandant le 2e corps dont nous dépendions a fait massacrer des hommes, inutilement."
Les allemands en forêt d'Argonne
Visite du Bois de la Gruerie par le Guide Michelin Argonne 1914-1918
Argonne 1914-1918 par le Guide Michelin
Bois de la Gruerie en 1916 (publication avec l'aimable autorisation de Mme Colette Pichon-Villaret)


























