Gaston Longuevergne est né le 29 mai 1888 à Arras (62). Il exerce la profession de voyageur de commerce. De la classe 1908, il s'engage comme volontaire pour trois ans le 4 février 1909 à la mairie d'Arras (62) et incorpore le 101e RI.
Nommé caporal le 30 septembre 1909.
Sergent le 12 janvier 1911.
En août 1914, il incorpore le 72e RI.
Le sergent Gaston Longuevergne est tué au cours des combats du 22 septembre 1914 secteur Bois de la Gruerie en Argonne.
Sa sépulture "provisoire" est renseignée selon un document provenant des archives du 72e RI, officier chargé des détails.
Lucien Gendry est né le 20 juillet 1866 à Craon (53). Etudiant. De la classe 1886, il est ajourné de la classe 1886 et fait ses classes militaires à compter du 12 septembre 1888 incorporé au 72e RI.
Nommé caporal le 1er octobre 1889. Sergent le 1er août 1890.
Il se rengage le 31 octobre 1890 pour cinq ans et incorpore le 68e RI.
Incorpore le 135e RI le 3 mars 1891. Sergent Fourrier le 15 juillet 1893.
Fait l'école militaire d'infanterie le 5 avril 1894.
Nommé Sous Lieutenant le 1er avril 1895 et incorpore le 77e RI. Lieutenant le 1er avril 1897.
Passe au 41e RI le 12 octobre 1903.
Nommé Capitaine au 72e RI le 24 octobre 1909.
La 11e Cie du 72e RI avant août 1914. Cette compagnie va perdre plus de 80% de son effectif après les combats du 6 septembre 1914 à Le Buisson (51).
En août 1914, il prend le commandement de la 11e compagnie du 3e btaillon au 72e RI.
Le Capitaine Gendry va s'illustrer au cours des combats du 6 septembre 1914 au village de Le Buisson (51) où il va résister une partie de la journée, sa compagnie perdra plus de 80% de son effectif !
Après les combats dans la Marne, le 72e RI se bat au Bois de la Gruerie sud de Binarville.
Le Capitaine Lucien Gendry est tué au cours d'une attaque le 23 septembre 1914.
Positions occupées par le 3e bataillon du 72e RI les 22 et 23 septembre 1914.
Soldat Victor Cortyl (classe 1910 recrutement Béthune 62) 72e RI
Victor Cortyl (séminariste) et soldat de la 11e compagnie était proche du Capitaine Gendry, dans ses mémoires de guerre il écrit: "
22 septembre 1914:
La nuit fut très froide, la pluie tombait à verse. Impossible de dormir. Mes pieds, mes nerfs, tout mon corps est saisi de crampes épouvantables. Que c’est dur de souffrir ainsi toute la nuit sous les balles et les obus. C’est un véritable martyre. Le matin on se fit un peu de jus bien chaud ; que ça fait du bien ! Le ravitaillement arrive en fin .nous avons du pain régimentaire et du bœuf bouilli froid. On peut s’imaginer le plaisir que cela nous fit ; nous étions tous affamé. Nous avons vraiment su ce que c’était que la faim.
Vers 9 heures une fusillade épouvantable éclate. Les boches ont pénétré dans la troisième section, commandée par le sergent B... qui s’est sauvé. Les boches ont pris par derrière les autres sections qui continuent à se défendre courageusement. Aussitôt notre cher capitaine GENDRY rassemble tous les fuyards et à la tête de la section de renfort repousse les bosches et la tranchée est reprise .Il était parti sans sa capote. Je lui avait dit de la mettre, car en culotte et guêtres on verra de suite qu’il est officier. Il ne m’a pas écouté et est parti ainsi en brave. Le cher Capitaine sans prendre de précautions écrit rapidement un ordre. Un bosche caché dans le bois le vise et lui tire une balle. Notre si aimé capitaine est touche au ventre .Quelques minutes après il entrait dans le beau ciel dont nous avions tant parlé la veille et le jour même.
Le boche ne survécut pas, car aussitôt il reçut plusieurs balles dans le corps. La tristesse s’est emparée de toute la compagnie. Quand j’ai revu mon cher capitaine porté sur un brancard, lui si bon, lui qui espérait tant revoir sa chère famille, j’ai pleuré mon cœur s’est serré et un dégout profond s’ est emparé de tout mon être .Mais, après une heure de dépression morale intense , je me suis remis entre les mains du Bon Dieu et j’ai prié pour mon cher Capitaine."
Photo panorama, vue depuis les positions occupées par la 11e Cie du 72e RI. Au loin le clocher du village de Binarville (51) occupé par les allemands.
Le sergent Georges Réchard (classe 1907/1908) Abbeville (80) de la 11e Compagnie est tué en même temps que le Capitaine Gendry.
La Harazée, les 2 sépultures seront provisoirement mises dans le cimetière à côté de la chapelle
La sépulture du Capitaine Lucien Gendry se trouve dans la Nécropole Nationale de La Harazée (51) tombe n°458.
La sépulture du sergent Georges Réchard se trouve dans la Nécropole de La Harazée (51) tombe n°467
Gaston Garçon est né le 4 mai 1883 à Laboissière (80). Il exerce la profession de cultivateur. De la classe 1903, il fait ses classes militaires à compter du 16 novembre 1904 incorporé au 72e RI.
Mobilisé en août 1914, il incorpore la 12e compagnie du 3e bataillon au 72e RI.
Gaston Garçon est tué au cours des combats du 22 septembre 1914 au Bois de la Gruerie en Argonne.
Charles Farina est né le 13 mars 1890 à Paris 12e Arr. Il exerce la profession de journalier. De la classe 1910, il fait ses classes militaires à compter du 9 octobre 1911 incorporé au 72e RI.
Mobilisé en août 1914, il incorpore le 72e RI.
Blessé au cours des combats du 7 septembre 1914 à Maurupt (51). Plaie à la cuisse.
Evacué, Charles Farina décède de ses blessures le 21 septembre 1914 à l'hôpital temporaire n°25 de Sens (89). Ecole Saint Edme.
Sa sépulture se trouve dans le cimetière de Sens (89) carré militaire tombe n°339
Edmond Hochart est né le 23 mars 1888 à Hernicourt (62). Il exerce la profession d'ouvrier agricole. De la classe 1908, il fait ses classes militaires à compter du 7 octobre 1909 incorporé au 18e BCP.
Mobilisé en août 1914, il incorpore le 72e RI.
Grièvement blessé au cours des combats dans la nuit du 27 au 28 août 1914 à Cesse (55).
Photo panorama du champ de bataille de Cesse Luzy (55)
Il est évacué le matin du 28 août par les forces allemandes et envoyé dans un hôpital lazaret à Stenay (55).
Edmond Hochart décède de ses blessures le 19 septembre 1914.
Sa sépulture se trouve dans un ossuaire à Stenay (55) tombe collective 1
Jules Jovinel est né le 22 mars 1893 à Albert (80). Il exerce la profession d'ouvrier agricole. De la classe 1913, il est incorporé le 1er octobre 1913 au 72e RI.
Mobilisé en août 1914, il incorpore la 1ere compagnie du 1er bataillon au 72e RI.
Blessé à une date non déterminée sur sa fiche matricule, Jules Jovinel est évacué soigné à l'hôpital mixte de Saint Dizier (52).
Il décède de ses blessures le 18 septembre 1914.
Sa sépulture se trouve dans le carré militaire de la Noue à Saint Dizier (52) carré G tombe n°10
Georges Seuron est né le 16 octobre 1892 à Amiens (80). Profession non renseignée. De la classe 1912, il fait ses classes militaires à compter du 1er octobre 1913 incorporé au 72e RI.
Mobilisé en août 1914, il incorpore le 72e RI.
Noté comme décédé le 16 septembre 1914 à l'ambulance du 6e CAC à Sainte Ménéhould (51).
Son acte de décès précise la date du décès au 17 septembre 1914 mais ne précise pas quand il a été blessé.
Nature de la blessure et lieu de blessure non renseignée (fiche matricule reconstituée avec informations partielles)
Alfred Roquencourt est né le 20 mars 1883 à Pierrelaye (95). Il exerce la profession de maçon. De la classe 1903, il fait ses classes militaires à compter du 14 novembre 1904 incorporé au 67e RI.
Mobilisé en août 1914, il arrive le 12 août incorpore la 2e compagnie du 1er bataillon au 72e RI et part au front le 8 septembre 1914 au cours des combats dans la Marne secteur Maurupt le Montois.
Alfred Roquencourt est porté disparu au cours des combats du 18 septembre 1914 au Bois de la Gruerie en Argonne.
Léon Quéhen est né le 9 octobre 1889 à Frques (62). Il exerce la profession de houilleur. De la classe 1909, il fait ses classes militaires à compter du 3 octobre 1910 incorporé au 72e RI.
Mobilisé en août 1914, il incorpore le 72e RI.
Léon Quéhen est tué au cours des combats du 18 septembre 1914 secteur Bois de la Gruerie.
Petit historique du 72ème RI d'Amiens dans lequel mon arrière grand père fut incorporé entre 1914 et 1916, date de sa 3ème grave blessure. itinéraire du régiment, photos, cartes des combats et témoignages.